Sarah Jacquet

janvier 7, 1935 8:53 Publié par

« Je suis marraine du Muz car je suis curieuse du regard brut et libre que les enfants portent souvent sur le monde« 

Sarah Jacquet est née en 1977. Pendant ses études de lettres et de philosophie, elle découvre la littérature jeunesse lors d’un stage au Centre de Promotion du Livre de Jeunesse (CPLJ, qui organise, entre autres, le Salon du Livre de Jeunesse à Montreuil). Elle y travaillera ensuite ponctuellement, chargée notamment des rencontres entre des auteurs/illustrateurs jeunesse et des classes (collèges) de Seine-Saint-Denis.

Elle débute sa vie d’auteure en écrivant, chaque mois, pendant sept ans, la nouvelle sentimentale de Miss, un magazine destiné à un public d’adolescentes, ce qui la fait réfléchir à ce que signifie « écrire pour des jeunes filles ».

Elle publie ensuite deux romans chez Pocket Jeunesse, dans la collection « à l’eau de rose » TOI+MOI=CŒUR. Ces deux romans sont, pour elle, le moyen de sensibiliser un large public (chaque roman est édité à 20 000 exemplaires) de filles (10 à 14 ans) au sexisme dans les rapports filles/garçons.

Elle a été à la suite chef de la rubrique Enfants de deux magazines gratuits, EnVille et Rendez-vous dans lesquels elle donnait, chaque mois, la parole à des enfants (de 6 à 12 ans). Elle leur posait toutes les questions qui lui passaient par la tête et n’était jamais déçue des réponses : « Pourquoi tu regardes la télé, le matin ? », « Est-ce que c’est sale, la mer ? », « Qu’est-ce qui est mieux, être une fille ou un garçon ? », « Qu’est-ce qu’il y a, dans l’ombre ? ».
Sarah a aussi animé des ateliers d’écriture et travaillé pour l’association je.tu.il qui a mis au point un programme d’éducation à la responsabilité sexuelle et affective des jeunes filles et des jeunes garçons dans un but de prévention des violences.

Depuis quatre ans, Sarah travaille dans une agence web, La Netscouade, qu’elle a contribué à monter : elle est consultante (contenu éditorial, relations publiques digitales, médias sociaux) et chargée d’études (veille sur internet), et travaille le plus souvent possible pour les maisons d’édition

A la croisée des chemins du web et de la création artistique, le Muz ne pouvait donc que la séduire.

 

Sa bibliographie

    • Le jour où j’ai grandi (Pocket Jeunesse, 2002) raconte l’éducation sentimentale d’une jeune boxeuse, qui ne se sent pas assez féminine pour être aimée.
    • Qui m’aime me suive (Pocket Jeunesse, 2003) raconte l’éveil au féminisme d’une adolescente amoureuse d’un garçon macho, qui rencontre un groupe de filles dénonçant la publicité sexiste.

Les deux romans ont été traduits en polonais, en russe et en slovaque.

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Cet article a été écrit par damien jacq